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Accueil du forum >> Histoires à inventer...

A partir d'une photo, d'un dessin, d'une illustration, une histoire commence l'air de rien. Un personnage ou plusieurs, un lieu ou plusieurs, une situation particulière et voilà que débute une histoire... La suite ? c'est à vous de l'écrire. Cela deviendra une histoire à plusieurs mains, l'histoire des internautes ayant fait un tour sur le blog du Théâtre du Puzzle
Sables
mamadou


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15 messages

posté le 2008-02-29 à 22:02:02

Le petit pont de bois qui permettait de traverser la dune depuis le parking se laissait recouvrir par le sable. Les vents qui parcouraient la côte ramenaient sur les planchettes quelques monticules, comme si la dune cherchait à occuper de sa substance fine un intrus posé là contre son gré. Au loin, la mer lançait son chant de vagues et d'écume qui se terminait en silence sur le rivage avant qu'une autre lame ne le reprenne dans une suite infinie que même la nuit n'arrivait pas à interrompre.
Quand Tony déposa son véhicule sur le parking, il était déjà cinq heures de l'après-midi. La plage était déserte, au moins dans la partie qu'il pouvait apercevoir dans son champ de vision.
A peine eut-il posé le pied sur le petit pont qu'il sentit que cette soirée ne serait pas comme les autres. Une étrange sensation. Quelque chose qui dit que, pour une fois, la vie offrira autre chose que son habituel ennui...

(Et maintenant chers internautes, c'est à vous d'écrire la suite)

Dernière modification le 29-02-2008 à 22:04:42

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait...
Ouam21


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5 messages

posté le 2008-06-19 à 09:37:35

Le soleil déclinait doucement et la soirée s'annonçait douce. La dernière fois qu'il était venu sur cette plage, il venait de terminer la fac et il s'était juré de mettre les voiles pour de bon et de quitter ce bled minable qui lui avait tant pris ; comment aurait-il pu se douter, à l'époque, qu'il y reviendrait 15 ans plus tard ?...
Il venait de se taper 700 bornes sous un soleil de plomb parce que la veille au soir il avait reçu ce mail :

De : Le gardien
A : tony.kz@monmail.com
CCi :
Objet : Repose sous la terre
" Ensemble à jamais pour que l'équilibre perdure..."


- On n'échappe pas à son passé, pas vrai Tony ?...
Ces quelques mots le sortirent de sa rêverie. Elle se tenait là, sur sa droite, à quelques mètres, immobile. Il ne l'avait ni vu ni entendu arriver.

Dernière modification le 19-06-2008 à 09:40:31

Ouam 21
mamadou


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15 messages

posté le 2008-06-20 à 00:00:54

C'était donc elle ! Il aurait dû s'en douter. ça faisait si longtemps. Beaucoup d'années d'études sous d'autres cieux, d'autres amis, d'autres rencontres, le travail.
Avec elle et Gégé, c'était comme d'un autre siècle. Mais visiblement elle n'avait rien oublié, rien digéré. Des mots grossiers lui venaient dans la bouche . Il les ravala aussitôt, ça ne servait à rien d'en rajouter une couche. Gégé le gardien de ses nuits à elle était maintenant un fantôme qui la hantait toujours depuis sa mort accidentelle. A l'époque, juste après ce triste évènement, elle lui avait balancé que c'était de sa faute à Tony, que c'était un pari idiot de vouloir à tout prix aller à la mer à trois heures du matin après deux jours de folie , qu'il fallait parfois être raisonnable. Mais putain, Gégé avait insisté pour qu'ils le fassent quand même, qu'on avait qu'une vie et qu'il fallait profiter du moment présent. Tu parles : profiter du moment présent ! Un présent sans futur , oui !
Et maintenant 15 ans après, le passé ressurgit brutalement. Mylène, elle est là, face à lui, le regard froid comme du métal. Tony se dit qu'il a été con de venir. Mais maintenant qu'il était là, il devait faire face. C'est lui qui devait lancer la première banderille. Il devait rester maître des débats, à tout prix :
- Qu'est-ce que tu me veux ? lança-t-il, d'un ton très sec.


Dernière modification le 20-06-2008 à 00:03:24

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait...
Ouam21


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5 messages

posté le 2008-06-23 à 11:19:49

Elle le regardait avec les poings enfoncés sur les hanches.
- Toutes ces années sans nouvelles ! Je te signale que j'ai eu, moi aussi, ma traversée du désert mais que je ne me suis pas enfuie. Je suis restée ici, à tenter de me reconstruire, seule, sans pouvoir me confier à un ami... Gégé et toi étaient les seules personnes proches que j'avais et tu t'es sauvé lâchement. 15 années se sont écoulées tant bien que mal et tu me balances ce message, du jour au lendemain...
De quel message pouvait-elle bien parler ?... Tony ne comprenait pas. Il aurait préféré une contre-attaque violente, un pétage de plombs sans retenue... A la place, il se retrouvait coincé sur une plage avec une nana dont la disparition d'un p'tit copain avait grillé un fusible.
- De quel message veux-tu parler Mylène?
- "15 ans d'absence pour oublier". J'ai mis quinze jours à te répondre enfin... Maintenant, c'est fait et nous sommes à nouveau réunis sur cette maudite plage alors explique-moi pourquoi tu as voulu me revoir si soudainement ?
Silence...
- Mylène, je t'ai jamais envoyé de message...
Tony se sentait perdu, à tenter de trouver une sortie au sombre univers dans lequel il venait de sombrer.
- Si ce n'est pas toi, qui a cherché à me joindre avec ton adresse électronique?...

Ouam 21
Mamadou

posté le 2008-06-24 à 00:12:04

Son adresse électronique ?
C’était quoi cette histoire de fêlé ?
Ça ressemblait à un film d’Hitchcock. Avec un héros comme Gary Cooper ou James Stewart, rien à dire. C’était même très fun. Mais là, ça frisait le film d’horreur. Il se demandait même s’il ne rêvait pas. Si C’était bien Mylène, là, juste devant lui. Ses yeux se perdaient sur sa chevelure rousse tandis qu’au loin le soleil se teignait d’orangé pour amorcer sa courbe descendante. Une façon soft de colorier son cauchemar.
- Qui ? lui demanda Mylène.
- Quoi « Qui » ? rétorqua aussitôt Tony.
- Eh bien le fêlé qui m’a envoyé ce message ?
- Mylène, je t’assure que je n’y suis pour rien. Jamais je n’aurais osé faire un truc aussi tordu, aussi malsain. Je te promets. Je ne comprends pas.
Tout se mélangeait dans la tête de Tony. Le présent, le passé, la vie, la mort.
Non quand même, ça ne pouvait pas être Gégé. On n’envoie pas de message d’outre-tombe, encore plus avec sa messagerie à lui, Tony. Cette idée lui glaça le sang. Il l’esquiva aussitôt. Quand il reprit ses esprits, Mylène s’était allongée sur le sable comme autrefois. Il se posa à ses côtés sans un mot. Ils restèrent là un bon moment. Le vent marin leur caressait le visage. Leurs yeux fermés chassaient les douleurs revenues, l’écheveau des peurs d’un autre temps.
Puis d’un coup, Mylène se leva.
- Je rentre chez moi. Si tu veux vraiment me voir, trouve d’abord la réponse à ma question. Sinon, ce n’est même pas la peine de frapper à ma porte.
Elle disparut aussi vite qu’elle était apparue. Tony resta allongé sur le sable à contempler le ciel alors que la nuit commençait à tomber. Un quart d’heure plus tard, il rejoignit son véhicule. Sur le chemin du retour, il n’alluma pas l’autoradio. L’agitation de son esprit était suffisante comme animation. Sa mémoire jouait les flics à la recherche du moindre indice pour comprendre, le plus petit élément qui lui aurait échappé. Des visages défilaient devant ses yeux. Des voisins. Des amis malveillants ? La famille. Les proches de Gégé qui auraient peut-être su à propos du pari. Le frère de Gégé, Bertrand. Non cela ne tenait pas debout. Cette agitation de l’esprit n’amenait à rien de probable. La seule certitude qui s’affichait en grand devant lui : c’était que sa maison ne lui offrirait pas de véritable abri ce soir…

Ouam21


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5 messages

posté le 2008-06-24 à 11:28:16

23h15. Tony commençait à ressentir le besoin de dormir.
- Si je continue à insister, je vais finir dans le décor... Je prends la prochaine sortie.

Tony roulait à présent en pleine campagne, au milieu des bois. Une cigarette coincée au coin des lèvres, il repensait à ce stupide accident. Cet été-là, Gégé et lui projetaient de retaper un bus pour faire du spectacle itinérant. "Il faut bouger pour rester en vie !" disait Gégé. Quel con... Ses rêves de non conformité l'ont conduit à sa perte... Le soir où c'est arrivé, Gégé avait lancé l'idée de piquer une tête et de nager jusqu'à la bouée du vieux Fernand ; Gégé et Tony l'avait surnommé ainsi quand ils avaient appris que c'était au niveau de cette balise que Fernand Girardin s'était noyé avec son fils alors qu'ils revenaient d'une partie de pêche plutôt arrosée... à croire que ces flots supprimaient les alcoolos défoncés en tout genre.
- Pourquoi tu m'as pas pris moi plutôt que Gégé?! J'étais seul à l'époque, juste un père absent et une mère internée car jugée dangereuse pour ses proches. Au moins, cette pauvre Mylène n'en serait pas là. Elle se serait certainement installée avec Gégé qui aurait fini par lui faire un ou deux gosses... Putain, c'est vrai qu'ils étaient bien ensemble...
- Tu oublies que tu t'es tapé la gonzesse de ton meilleur ami, Tony... ça aussi tu l'as refoulé ?... Le jour de la St Patrick... Tu l'as raccompagnée chez elle et t'as fini dans son lit...
- La ferme! Tu sais rien ! Tu sais pas toi ! Tu m'as jamais vraiment épaulé toutes ces années ! Et puis je suis trop naze pour une joute verbale avec toi !!
- Allons Tony, ne me repousse pas comme ça... Tu sais que je suis ton meilleur ami... que sans moi, tu n'aurais pas pu y arriver... T'as toujours été fragile... Lorsque tu t'es fait choper par la bande à Léo, qui a cassé la tête à ce con de Nanard ?... Sans moi, tu n'en serais certainement pas là...
Tony était vraiment crevé et son esprit avait quitté la route. Quelque chose heurta la voiture.

Ouam 21
mamadou

posté le 2008-06-24 à 13:17:49

Quand Tony se réveilla, tout était blanc autour de lui. Il imagina un instant qu’il était au Paradis. Et puis cette idée, comme beaucoup de celles qu’il avait eues ces derniers jours, lui parut stupide. Il ne croyait pas en Dieu, encore moins à ce moment. Son corps était lourd. Il se sentait épuisé. Seuls ses yeux étaient encore capables d’avaler des images de l’extérieur. La connexion au cerveau prenait un peu plus de temps que d’habitude, mais elle était là et c’était l’essentiel. Parmi ces images mobiles captées par la rétine, il y avait celle d’une dame en blouse blanche s’approchant de lui. Au début, il crut que c’était Mylène car elle était rousse. Quand elle fut juste à côté de lui, il se rendit compte que non. La ressemblance n’était pas aussi frappante. Il se dit qu’à force de gamberger, tous les gens, dans son esprit, finissaient par se ressembler. Il aurait pu tout aussi bien voir Fernand Girardin avec une perruque. Encore une idée stupide. Il n’en n’était plus à une près.
- Comment allez-vous, M. Josso ? demanda l’infirmière, vous avez heurté un arbre dans le bois des Olivettes.
- Je n’ai pas heurté d’arbre, répliqua mollement Tony, ce sont eux qui se sont coalisés pour m’empêcher de continuer ma route…
L’infirmière amorça une moue du visage que Tony coupa aussitôt d’un :
- Je sais. J’ai dit une connerie. De toute façon, ces jours-ci, je ne fais que ça. Y a quelqu’un qui cherche à me nuire. Je ne sais pas qui. Et ça, c’est pas une connerie. J’ai l’impression de devenir fou.
- Reposez-vous M. Josso. On en reparlera plus tard. Le plus important pour le moment, c’est de vous reposer. Le reste viendra bien assez vite.
Et la jolie rousse quitta la chambre, après avoir vérifié la courbe de température. Le reste devait venir assez vite, en effet. Une minute à peine après le départ de l’infirmière, on frappait à la porte…

Ouam21


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5 messages

posté le 2008-06-26 à 01:11:38

Qui pouvait bien lui rendre visite ?... Il devait être à 500 bornes de chez lui et personne ne savait où il était avant l'accident... Mylène, ça ne pouvait être qu'elle. Elle lui en voulait pas trop alors pour ce qui s'était passé. Cette histoire allait peut-être même les rapprocher finalement. Quand il y pense, s'il n'y avait pas eu Gégé, il serait peut être resté au pays avec elle. Il en avait toujours pincé pour elle sans jamais oser lui avouer ses sentiments.
La première fois qu'il l'avait vue, il avait senti que quelque chose venait de se déclencher dans sa tête. Elle semblait différente des autres. Elle dégageait un je ne sais quoi qui lui était inconnu et son regard, à lui seul, avait réussi à le troubler. C'était comme si tout s'était brusquement arrêté autour de lui.
Il faut que je lui dise pensa-t-il. A nouveau, deux coups secs à la porte.
- c'est ouvert ! lança Tony.
Mylène apparut dans l'encadrement de la porte en robe courte moulante. Elle avait attaché ses cheveux roux qui dévoilaient une nuque dorée par le soleil. Tony se sentait presque bien de l'avoir en face de lui. Elle lui souriait doucement.
- Voilà le miraculé ! Tu sais que tu nous as fait peur ? On te l'avait dit de pas prendre la route. Tu avais pas mal bu... Enfin, cela aurait pu être pire...
"On" ? C'est qui ça, "on" ? Tony avait du mal à comprendre quand la porte s'ouvrit à nouveau.
- Où il est ce crétin ? Toujours parmi les vivants ?
Cette voix ! Tony sentait son coeur se soulever. La nausée s'emparait de lui. Gégé venait d'entrer dans la chambre et se tenait maintenant à côté de Mylène, un large sourire flanqué aux lèvres. Comment était-ce possible ?
- Ben, qu'est-ce qui t'arrive ? T'es sûr que ça va ? T'es blanc d'un coup. Tu veux que j'appelle quelqu'un ?... Mylène le fixait de ses grands yeux verts.
Tony tentait désespérément de parler mais aucun son ne sortait de sa bouche devenue, d'un coup, sèche comme la pierre. Etait-il possible que tout cela n'ait été qu'un rêve, qu'un sauvage cauchemar ?... Tony haussa les épaules. Quelle netteté extraordinaire pour un rêve songea-t-il. Il avait l'impression de perdre l'équilibre. Cette fois ça y est, je perds la boule...
- Que s'est-il réellement passé ? demanda-t-il enfin.



Voilà, chose promise, chose promise... Mon cher Mamadou, à toi de te munir de ta cyber-plume et de me pondre une suite abracadabrante dont tu as le secret...

Dernière modification le 26-06-2008 à 01:21:26

Ouam 21
mamadou

posté le 2008-06-26 à 19:11:29

Gégé avait l’air d’être dans une forme du tonnerre. Pour un mort, il ne ressemblait pas à un mort-vivant, enfin ceux du cinoche avec leurs yeux globuleux, les lèvres qui bavent, la peau vert crade, recouverte de terre et les bras raides droit devant eux.
- Tu nous as fait une de ces trouilles, tu peux pas imaginer, dit Gégé, quand le vieux Fernand nous a dit qu’une ambulance t’avais emmené à l’hosto, on est venus tout de suite…
- Le vieux Fernand ? Fernand Girardin ?
- Ben oui ! Qui veux-tu que ce soit d’autre ? Fernand Josso ton arrière arrière grand-père qui a péri en mer avec son fils ? Non. C’est l’père Fernand. T’vais bu y paraît…
- Mais non, j’t’assure. Juste une petite bière. C’est tout. Je me souviens juste que j’étais fatigué. Quelque chose me tracassait. J’sais plus quoi.
Mylène émit un léger sourire et lui parla avec beaucoup de douceur.
- Je sais que tu n’étais pas dans ton assiette. A certains moments tu étais un peu absent. Même sans boire une simple bière, tu n’aurais jamais dû prendre la voiture. J’ai voulu te le dire, mais tu étais déjà sur la route.
- Où est-ce qu’on était ? demanda Tony, inquiet de ne plus pouvoir relier les fils de cette histoire.
- Au bar-restaurant du Vieux Léon. On fêtait l’anniversaire de Bertrand, le frère de Gégé.
Tout cela n’avait aucun sens. Tout était emmêlé dans sa tête. Rêves et réalités. Rêves ou réalités. Peut-être même que le rêve, c’était Mylène et Gégé juste devant lui dans la chambre de l’hôpital, qu’il n’y avait jamais eu d’accident, pas d’arbres coalisés, pas d’arbre heurté. Peut-être que Gégé n’était qu’un fantôme et qu’on pouvait passer sa main au travers de son corps. Sans doute encore une de ses idées stupides du moment. Tony ne chercha même pas à vérifier cette hypothèse. Si elle ne s’avérait pas juste, il se serait senti encore plus con qu’il ne se l’imaginait.
- Tiens, au fait, j’ai reçu un SMS aujourd’hui, a rajouté Gégé, Ça te concerne aussi. Ça disait : « Repose sous la terre " Ensemble à jamais pour que l'équilibre perdure...". Préviens aussi Tony » C’était signé « le Gardien ». J’ai rien compris. J’ai pensé que tu aurais m’expliquer un p’tit peu, histoire de pas crever idiot. »
Et il éclata d’un grand rire qui résonna dans la tête de Tony comme une explosion à Bagdad.
- NOOOONNNN ! hurla Tony, avant de tomber brutalement sur le sol et de perdre connaissance.
Aussitôt branle-bas de combat dans le couloir. Médecin, réanimateur, infirmières. Gégé et Mylène furent évacués de la chambre avant même d’avoir prononcé le moindre mot, avant d’avoir émis la moindre question.
Quand Tony se réveilla, il faisait nuit noire. Il régnait un grand silence dans l’hôpital. Un calme absolu pour que les patients se reposent… « Repose sous la terre « Ensemble à jamais pour que l’équilibre perdure. ». Tony se leva d’un coup, les yeux exorbités. Pour lui, la nuit s’arrêtait là, même à deux heures du mat’…


mamadou


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15 messages

posté le 2008-07-05 à 20:00:15

Il avait chaud, terriblement chaud, comme si le Diable en personne était venu s'amuser à ses dépens. Le SMS énigmatique trottait toujours dans sa tête. Tony était assis sur son lit, le corps en sueur. Décidément il faisait très chaud. Il lui semblait même voir de la fumée s'infiltrer dans la chambre en provenance du couloir. Puis il entendit des cris "Au feu ! Il faut évacuer l'hôpital !" ça semblait courir dans les couloirs. Il semblait aussi que les infirmières poussaient à toute allure les lits des malades en direction des issues de secours. A ce moment, la porte de la chambre s'ouvrit d'un coup. C'était l'infirmière rousse de ce qu'il avait cru son rêve (si tout au moins, ce qui se passait n'était pas un rêve).
"Ne vous inquiétez pas, dit-elle, tout ira bien. Restez allongé, je vous emmenène vers l'extérieur."
Quand Tony se retrouva dans le couloir, une fumée grise et épaisse commençait à envahir les lieux. Il faisait de plus en plus chaud, et des ombres paniquées traversaient les couloirs au pas de course. Tony était incrédule, il n'avait pas spécialement peur. Simplement il ne comprenait rien. Pourtant il n'y avait plus de doute : l'hôpital était bel et bien en train de flamber...


Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait...
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