La liberté

"L'île des Gauchers" de Alexandre Jardin

Aller et venir hors de la maison sans que l'autre ne pût exercer ce contrôle irritant et implicite qui fait du couple le lieu privilégié de la tyrannie ordinaire, sous le couvert de la plus vive tendresse...

"Promenades africaines" de Alberto Moravia

La plaine immense n'est tout entière qu'un spectacle de liberté démesurée, tranquille. Et pourtant cette sérénité est trompeuse ; de la même manière, avec la même liberté, il y a un peu plus d'un siècle, les troupeaux de bisons traversaient les voies ferrées, mais dix ans n'étaient pas écoulés que déjà, tous ces bisons étaient morts...

"Chronique d'une mort annoncée" de Gabriel Garcia Marquez

Mais Santiago Nasar ne pouvait pas ne pas pressentir que, sous ses grands airs d'homme du monde, il était, comme tout un chacun, prisonnier des préjugés de son milieu...

La Rue Kétanou

C'est pas nous qui sommes à la rue, c'est la rue qu'est à nous...

"Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet

Dans les chemins que nul n'a foulé, risque tes pas. Dans les pensées que nul n'a pensées, risque ta tête...

La désobéïssance est une chanson d'amour, l'insoumission se danse, la liberté est une valse lente...

C'est un pouvoir que nous déléguons. Un pouvoir dont nous nous dépossédons. Les chaînes de la liberté sont très lourdes à porter. Entre dominants et dominés, il y a connivence...

"La Bête qui meurt" de Philippe Roth

Les seuls tyrans qui te guettent, ce sont les conventions, et ce n'est pas rien d'ailleurs.

Qu'est-ce que le ridicule ? C'est d'aliéner sa liberté de propos délibéré (...) L'homme libre peut être fou, idiot, répugnant, et souffrir de sa liberté même, il échappe au ridicule.

"Le chanteur de tango" de Tomas Eloy Martinez

Plus mon corps est vide  et propre à l'intérieur, plus je me sentirai éveillé.

"Une femme à Berlin / Journal anonyme avril-juin 1945"

Maintenant nous avons la liberté d'inhumer nos morts où bon nous semble, comme au temps de la préhistoire.

Je veux demeurer morte et insensible aussi longtemps que je suis traîtée comme une proie.

Ce que demain m'apportera, ça m'est complètement égal. Maintenant, ce qui m'importe, c'est de vivre le mieux possible.

"Les années" de Annie Ernaux

Lire Simone de Beauvoir ne  servait à rien  qu'à vérifier le malheur d'avoir un utérus.

(A propos de Mai 68) Penser, parler, écrire, travailler, exister autrement : on estimait n'avoir rien à perdre de tout essayer (...) Pour la première fois, on se représentait la vie comme une marche vers la liberté, ça changeait beaucoup (...) On allait voir Hair. dans l'avion transportant  au Viet-Nam le héros du film, c'était nous et nos illusions de 68 qu'on envoyait mourir.

"L'attentat" de Yasmina Khadra

Qui rêve trop oublie de vivre.

Il n'y a pas de bonheur sans dignité et aucun rêve n'est possible sans liberté.

Les sentiers de naguère ont disparu, mais les chèvres en ont tracé d'autres, moins inspirés peut-être, mais tout aussi insouciants.

On ne choisit pas son destin, mais c'est bien de choisir sa fin. C'est une façon démocratique de dire merde à la fatalité.

On peut tout te prendre, tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise, il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.  

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Article ajouté le 2008-05-14 , consulté 104 fois

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