Photographies de répétitions, voici pour vous les premières images de la nouvelle création du Théâtre du Puzzle.
Réveillés en pleine nuit, ils parlent à boix basse. Ce sont les deux "Protecteurs" de la cave, chacun à leur façon. Ils portent un regard attendri vers leurs congénères "Encavés" comme eux.
De leurs yeux, de leurs regards, émanent toute la force et l'espérance en une autre vie.
En tissant les liens, à priori impossibles entre les membres de cette cave, grâce à la malice d'un autre membre du groupe, ils amèneront les Encavés vers un autre chemin...
Elle est toujours insatisfaite. C'est une râleuse. Tout l'agace, la peur exprimée par certains encavés, le bonheur et l'espérance, le passé et le futur.
C'est une femme de paradoxes exacerbés.
Elle définit le bien, sorte de chose impossible et indéfinissable, par tous les maux engrangés dans les attitudes de ses partenaires de cave. Pourtant, la cave, c'est aussi son refuge...
Elle a toujours eu peur de la vie. Qui a-t-elle été enfant ? Nul ne le sait. Personne ne parle de cela dans la cave. Il y a d'autres urgences. Son existence se définit par la peur, l'inquiétude,... aussi le besoin d'apaisement, de mots doux, de tranquillité, de silence extérieur bercé par les mots du dedans.
Comme tous les paradoxes, sa peur fait ressurgir les vraies questions enfouies, les évidences oubliées par le rythme des nécessités.
Regardez ses yeux... Ils parlent avant ses mots. C'est pour cela qu'elle en agace certains et qu'elle en émeut d'autres. Ce qui est certain, c'est qu'elle ne laisse jamais indifférent...
Sa mémoire est défaillante. Les vides de son histoire lui ont permis d'élaborer une sorte de philosophie du présent, une perception de l'urgence de l'instant. Il navigue entre "zénitude" et conscience extrême du danger, mais toujours dans le silence bavard ou les mots les plus appropriés.
Le bavardage versatile, ce n'est pas son approche des choses. Pour lui, la vie est un bien au-delà de toute valeur. Être simplement vivant pour maintenir l'idée d'un espoir, c'est pour cela que ses partenaires de cave lui concèdent la part d'élaboration d'un apaisement nécessaire.
Ses yeux peuvent autant briller d'une lumière extraordinaire qu'être des fusils autant mitrailleurs qu'une arme à feu. Il a la puissance des hommes sages qui savent lire dans les propos ou les attitudes des personnes décalées. Il sait capter les vérités des mots de la folie, pour les transformer en énergie constructive. Tout cela, hors de tout cartésianisme, de tout calcul. Comme ça, à l'instinct...
Elle fait de la cave un monde organisé, ouvert par les ondes au monde extérieur, et un vase clos comme un cocon protecteur. Elle ne semble pas être d'un accueil particulièrement chaleureux, pourtant...
Son coeur généreux offrira sans question superflue. Le matin, c'est elle qui démarre, qui installe la table, qui prépare le café, qui donne le ton à la journée.
Parfois au creux de la nuit, elle observe avec tendresse les encavés qui dorment d'un sommeil profond, d'un sommeil de fuite. Elle, ne fuit pas. Elle ouvre grand les yeux pour mieux voir, pour mieux sentir : l'air qui mène plus loin que l'horizon fermée de leur vie, les dangers qui menacent.
Elle combat sa peur intérieure dans le lien à celui qui apaise. Et là, son énergie se décuple pour avancer plus loin, plus vite...